Professor Layton and the Eternal Diva Original Soundtrack

Bande originale du film d’animation Professeur Layton et la Diva Éternelle.

Date de sortie : 23 janvier 2010
Prix : 2520 yens
Référence : PKCF-1018 (publié par FRAME)
Composition : Tomohito Nishiura, Tsuneyoshi Saito
Arrangements : Norihito Sumitomo, Yumi Eishima, Tsuneyoshi Saito
Interprétation : Nana Mizuki


Le succès de la série de jeu vidéo Professeur Layton a naturellement engendré des projets de nature différente, dont le plus important est le film d’animation Professeur Layton et la Diva Éternelle, sorti en salles au Japon en décembre 2009 puis directement en DVD et Blu-ray en Europe en octobre 2010. Afin de rester fidèle à l’ambiance musicale douce et nostalgique des jeux, la bande originale du film reprend en grande partie certains thèmes emblématiques de Tomohito Nishiura tels que ceux du professeur Layton et des énigmes, mais aussi celui de Descole, personnage apparu dans le quatrième jeu de la série. Celui-ci, reconnaissable à sa mélodie à l’orgue, est abondamment utilisé tout au long du disque. Ici, toutes les musiques sont orchestrées, et ce par Norihito Sumitomo qui avait auparavant signé les arrangements acoustiques présents sur les bandes originales des jeux.

La chanson thème, intégrée à l’intrigue du film par le biais de la diva Janice Quatlane, a elle été composée par Tsuneyoshi Saitô sur des paroles d’Akihiro Hinô de Level-5. La chanteuse Nana Mizuki, plus connue dans le style J-pop, est sortie de son registre habituel pour l’interpréter.

Dariusburst Original Soundtrack

Bande originale de Dariusburst sur PSP.

Date de sortie : 20 janvier 2010
Prix : 2625 yens
Référence : ZTTL-0063 (publié par Zuntata Records / Taito Corp)

Composition :
Shôhei Tsuchiya, Hirokazu Koshio, Hisayoshi Ogura, Katsuhisa Ishikawa, Yasuhisa Watanabe
Arrangements :
Shôhei Tsuchiya, Hirokazu Koshio


Pour ce nouvel épisode de la longue série de shoot ’em up de Taito, le directeur sonore Katsuhisa Ishikawa a confié la composition à Shôhei Tsuchiya et Hirokazu Koshio. Bien que membres de l’équipe Zuntata, aucun des deux n’avait travaillé sur un Darius auparavant, faisant de cette bande originale un risque certain pour les fans, qui attendaient un nouvel épisode depuis très longtemps. L’équipe musicale a travaillé ensemble pour reproduire à sa façon l’ambiance unique de la saga, celle de combats spatiaux contre d’étranges créatures en forme de poissons (d’où la baleine sur la jaquette de cet album). Pour succéder à Hisayoshi Ogura, qui avait composé les musiques si particulières des précédents épisodes, Tsuchiya et Koshio ont produit dans Dariusburst un univers sonore sombre et mystérieux. On y trouve autant des musiques planantes que des pistes plus rythmées, toujours agrémentées de touches électroniques telles que des chants modifiés par ordinateur. Mais Ogura n’est pas totalement absent, puisqu’il a composé une nouvelle piste, « Hello 31337 ».

La bande originale de Dariusburst a donné naissance à un album arrangé collaboratif, sorti en juin 2010 et intitulé Dariusburst Remix Wonder World. Shôhei Tsuchiya, Hirokazu Koshio et Hisayoshi Ogura y ont participé aux côtés d’autres grands noms de la musique de jeu vidéo japonaise.

Liens extérieurs

Liste des pistes

Disque 1 (durée totale : 62:07)

01 Open the Zone (Shôhei Tsuchiya) 1:20
02 Start (Shôhei Tsuchiya) 0:09
03 Go (Shôhei Tsuchiya) 0:06
04 Good-bye my earth (Shôhei Tsuchiya) 1:47
05 Hinder One (Shôhei Tsuchiya) 2:05
06 Cylinder (Shôhei Tsuchiya) 1:57
07 Hinder Two (Hirokazu Koshio) 3:44
08 Bless you (Shôhei Tsuchiya) 2:53
09 Iron Corridor (Shôhei Tsuchiya) 3:34
10 Hinder Three (Shôhei Tsuchiya) 2:51
11 All in good time (Shôhei Tsuchiya) 0:06
12 Abyssal Holic (Hirokazu Koshio) 2:56
13 Hinder Four (Shôhei Tsuchiya) 3:35
14 Calm down (Shôhei Tsuchiya) 2:47
15 Syvalion arrange ONE (Yasuhisa Watanabe arrangé par Shôhei Tsuchiya) 1:44
16 Syvalion arrange MMIX (Yasuhisa Watanabe arrangé par Hirokazu Koshio) 3:49
17 Makes sense (Shôhei Tsuchiya) 1:52
18 Baptize Silver Hawk (Hirokazu Koshio) 1:19
19 Fast lane (Shôhei Tsuchiya) 1:33
20 You’ll be in my thoughts (Hirokazu Koshio) 2:09
21 Dograce (Shôhei Tsuchiya) 2:28
22 Shady (Shôhei Tsuchiya) 2:48
23 Stop (Shôhei Tsuchiya) 0:06
24 I LED NU-RED-GAS (Hisayoshi Ogura arrangé par Hirokazu Koshio) 3:13
25 Warning! (Katsuhisa Ishikawa) 0:11
26 Hello 31337 (Hisayoshi Ogura) 3:54
27 The world of spirit (Shôhei Tsuchiya) 4:33
28 Pay blue’s respects (Shôhei Tsuchiya) 2:38

Yôko Shimomura

Yôko ShimomuraNée le 19 octobre 1967 à Hyôgo au Japon, Yôko Shimomura commence à apprendre le piano alors qu’elle a 5 ans. Sa passion pour la musique l’amène à étudier à l’université de musique d’Ôsaka, dans le département de composition instrumentale. Grande joueuse de Dragon Quest et de Final Fantasy entre autres, elle décide de chercher du travail dans le jeu vidéo malgré les réticences de sa famille. Elle est embauchée par Capcom en 1988, où elle commence à travailler en tant que compositrice et créatrice d’effets sonores. Son projet le plus célèbre est Street Fighter II, pour lequel elle écrit presque tous les thèmes de personnages. Elle participe également activement au groupe de compositeurs de la société, Alph Lyla, notamment lors de deux concerts en 1992 et 93. C’est finalement en 93 qu’elle quitte Capcom pour rejoindre Square. Son premier jeu y est Live A Live. Ensuite, elle compose le plus souvent seule sur diverses séries : Front Mission, Parasite Eve ou encore Legend of Mana. C’est en 2002 qu’elle se lance dans la série qui la fera le plus connaître, Kingdom Hearts.

Yôko Shimomura quitte Square à la fin de l’année 2002 pour s’installer à son propre compte en 2003. Restée en bons termes avec Square, elle continue à collaborer activement à la série Kingdom Hearts, avant d’être invitée par Tetsuya Nomura à composer les musiques de Final Fantasy Versus XIII. En 2010, plus de quinze ans après son départ de l’éditeur, elle renoue avec Capcom et travaille sur le jeu PSP Last Ranker. Outre le jeu vidéo, Shimomura s’essaie à la composition de série animée avec DANDOH!! en 2004 et Gokujô Seitokai en 2005.

Discographie principale

 

Reprise dans

 

Collaborations

 

Retrouvez une discographie plus complète de Yoko Shimomura sur VGMdb.

Last Ranker Original Soundtrack

Critique de Jérémie

Pistes coup de cœur :
Born to Survive, The Evinos, Be the LAST RANKER -Battle ver.-

Il existe des projets dont on sent qu’ils ont beaucoup inspiré leurs créateurs. Si je dis cela, c’est parce que cela concerne sans conteste Last Ranker. Yôko Shimomura n’a pas hésité à rattraper le temps perdu avec Capcom en réalisant une bande originale immensément puissante, qui se range sans rougir aux côtés de ses précédentes merveilles. C’est presque triste à dire, mais une partie du succès de ce double album vient de la présence presque constante d’orchestrations réelles (pour lesquelles on peut remercier Hironori Osone) et d’instruments acoustiques qui, mêlés à des rythmes plus énergiques, donnent une saveur unique aux musiques. Il plane sur les thèmes de Last Ranker une tonalité nostalgique voire fataliste d’où émerge de formidables élans de détermination. Parmi eux, les thèmes de combat chantés tels que « Born to Survive » sont certainement les plus spectaculaires, sans compter la non moins impressionnante « Be the LAST RANKER » dans sa robe belliqueuse, apothéose certaine de la bande originale.

On peut regretter la présence un peu trop récurrente de certains motifs, en particulier dans lesdits thèmes de combat, mais ils sont tellement formidables qu’on a plaisir à les retrouver. De plus, la bande originale est parcourue par différentes émotions. Avant d’amorcer les pistes grandioses du dénouement, on peut ainsi savourer les ambiances voilées ou tristes du début du CD2. Des notes paisibles de violoncelle ou de piano remplacent alors les chœurs et les cordes dramatiques. Sur le CD1, Shimomura retrouve ses hautbois et violons favoris dans « What Awaits in the Deep Forest », nouvelle preuve que la forêt peut inspirer des bijoux. On trouve ailleurs des originalités admirables comme « The Evinos » aux chœurs incompréhensibles ou « La Valse Noire », dont le nom décrit parfaitement le morceau. Grâce à cette palette d’atmosphères contrastées mais au son pourtant si uni, Last Ranker restera sans conteste l’une des œuvres maîtresses de Yôko Shimomura, consistante dans son excellence et maîtrisée de bout en bout.

Appréciation : Excellent

____________________________________________________________________________________________

Critique de Clément

Pistes coup de cœur :
Born to Survive – This Journey without End – Glorious Fights We Call « Life »

Last Ranker ne m’intéressait guère jusqu’à ce que Capcom annonce que Yôko Shimomura serait à la bande son (joie) et que tout serait orchestré (JOIE). Le thème principal met tout de suite dans le bain : l’orchestration donne au son une profondeur et une pureté incroyables, et les choeurs instaurent une ambiance mystique envoûtante. Les pistes défilent et tout va bien, on sent la patte de la compositrice sur chacune d’entre elles, de la flûte calme de « A Breeze Blowing Towards Tomorrow » à l’énergie virevoltante de « Stand on The Earth ». Et puis, premier choc : « Born to Survive », un thème de combat chanté par Joelle Strother. Waoh, du Shimomura chanté en combat, je n’en rêvais même pas, et elle l’a fait ! Je continue mon écoute et, après plusieurs morceaux tout à fait typiques de la compositrice, j’arrive à la piste 21, « This Journey without End » : je frissonne, j’exulte, je n’en reviens pas. Comment un thème de combat peut-il être aussi puissant ? Aussi explosif ? Le contraste entre la nervosité de la guitare électrique et la douceur du violon puis la reprise à 1’35 sont juste jouissifs. Mémorable.

A demi-mort et encore sous le choc, voilà que j’entends la voix de Joelle Strother qui revient alors que « Glorious Fights We Call «Life» » se lance. Quoi, comment ? Un autre thème de combat chanté ? Cette fois, c’est fini. Je pleure littéralement de bonheur. Enchaîner deux thèmes aussi puissants et forts en émotions, c’est l’indécence totale. Incroyable. Shimomura, avec l’aide de Strother et de l’orchestre, pousse encore plus loin l’énergie de ses thèmes de combat, et le résultat surpasse tout ce qu’elle a pu faire jusqu’alors. Après cette paire de baffes, difficile de continuer l’écoute lucidement. Heureusement, le CD 2 démarre de manière très calme et propose des thèmes superbes de simplicité. L’élégance des musiques douces de Shimomura est ici sublimée par les instruments tels que le violoncelle, le violon ou le piano. Après les deux versions de « Crudelis et Magnificus » et leur chœurs majestueux, je prends une dernière claque avec « Be the LAST RANKER -Battle Ver.- » qui est un mix entre deux thèmes de combat déjà entendus. Qui eut cru que Last Ranker serait un must-have absolu de la discographie de la compositrice ? Pas moi, mais je suis bien content d’avoir rectifié le tir.

Appréciation : Excellent