Critique : Pokémon Sun & Moon: Super Complete Collection

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Sorti il y a peu, Pokémon Lune et Soleil a laissé un petit arrière-goût de déception à ceux qui attendaient monts et merveilles d’un gameplay renouvelé, d’un nouvel univers et d’un scénario approfondi. Les îles d’Alola promettaient pourtant un paradis exotique et alléchant, au moins sur le plan de la direction artistique et particulièrement musicale. Les moyens étaient d’ailleurs aussi grands que d’habitude, puisque pas moins de sept personnes ont travaillé à la composition (plus encore sur les arrangements). Des efforts supplémentaires semblent même avoir été fournis par rapport aux autres épisodes, puisqu’on peut noter la présence, hélas mal créditée dans la bande-son officielle, de plusieurs instrumentistes venus égayer de leurs timbres colorés l’orchestre virtuel un brin tristounet de la 3DS. Les auspices semblaient donc nous promettre un voyage musical riche et surprenant comme il a déjà pu l’être dans les précédents épisodes. Et pourtant, difficile de dire que ce fut vraiment le cas.

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Critique : Ori and the Blind Forest

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Sorti en mars de l’année dernière sur Xbox One et PC, Ori and the Blind Forest a été une des sensations de l’année 2015. Si son gameplay « Metroidvania » a su impressionner les joueurs par sa remarquable efficacité (ainsi que son étonnante difficulté), c’est avant tout son ambition artistique qui avait frappé tout le monde dès les premières bandes-annonces : décors foisonnants, animations ultra-détaillées… et ambiance sonore d’un lyrisme totalement exacerbé, au premier plan de laquelle se trouvait la musique de Gareth Coker. Il y a quelques semaines, le jeu ressortait dans une édition « définitive » légèrement retravaillée et enrichie ; l’occasion de revenir aujourd’hui sur cette bande son, une musique aussi séduisante par certains aspects… qu’exaspérante par de nombreux autres.

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Critique : Pokémon HeartGold & SoulSilver Music Super Complete

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Arrivées chez nous au début des années 2000, les versions Or, Argent et Cristal de Pokémon sur Game Boy Color représentaient déjà, à leur sortie, un travail colossal. La prouesse de faire tenir deux régions dans un jeu permettait d’ores et déjà aux nombreux adeptes des premiers opus de replonger quelques années en arrière en redécouvrant avec plaisir et sous un jour nouveau les lieux et musiques qui les avaient marqués. Dix ans plus tard, sous le nom de Pokémon Version HeartGold & SoulSilver, sortait un remake pour Nintendo DS. Prenant pour parti pris de caresser la corde émotive des plus mélancoliques, tout en revendiquant une forte volonté d’innover sur le plan de la direction artistique, le jeu ne fit pas toujours l’unanimité par rapport à ce dernier choix. On ne pourrait pourtant nier ses grandes qualités musicales, témoignage des diverses époques traversées par les épisodes successifs, qui représente aussi à sa façon certains enjeux esthétiques de son temps.

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Critique : Everybody’s Gone to the Rapture

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En 2012 sortait Dear Esther, premier titre commercial du studio anglais The Chinese Room, qui allait devenir la figure de proue de ce que l’on n’appelait pas encore les « walking simulators ». Ces jeux de « balade » à la première personne aux interactions ultra-minimalistes, qui font de la narration environnementale leur essence même, accordent souvent une place capitale à la musique, à qui il reviendra d’imprimer son rythme et sa couleur à cette narration. Cela n’est sans doute nulle part plus vrai que chez The Chinese Room, dont la compositrice Jessica Curry est également codirectrice créative. Trois ans plus tard, le studio arrive sur PlayStation 4 avec son second projet original, au concept toujours aussi radical, mais aux ambitions largement rehaussées. Il en va de même de son accompagnement musical.

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