Portages et localisations : les drôles de mutations de la musique de jeux (partie 1)

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Avant-propos

Parti d’une question en apparence simple (« pourquoi, parfois, la musique change ? »), mais qui cachait en fait bien son jeu, cet article s’est rapidement retrouvé affublé d’annexes tentaculaires et sans rapport les unes avec les autres. Aussi a-t-il semblé judicieux d’isoler les différentes parties désormais devenues trop longues pour en faire des sujets à part entière. En outre, certains cas nécessitant une enquête plus délicate et approfondie, donc plus de temps de préparation, la suite de cet article ne sera pas publiée tout de suite.

Peu abordée, la question de la localisation géographique des jeux s’avère être, aujourd’hui encore, un sujet difficile à étudier. En effet, nous sommes en toute logique habitués à une vision de certains produits culturels qui semble inaltérable, et l’idée même de se les procurer sur d’autres continents (ou sur d’autres supports, dans une moindre mesure) pour les comparer semble souvent aussi saugrenue que compliquée à réaliser. Hors, si de nos jours le respect de l’oeuvre originale devient de plus en plus important à mesure que les développeurs, comédiens de doublage, musiciens etc. parlent de leur travail et de leurs intentions, pendant longtemps le choix nous était rarement laissé par rapport aux versions qu’on nous servait, lesquelles réservaient parfois quelques surprises. La traduction est évidemment en première ligne des éléments trop librement adaptés, et à l’origine de certains couacs aujourd’hui légendaires. Mais, étrangement, la musique est elle aussi loin d’être en reste. Et si nous choisissons aujourd’hui de vous en esquisser un portrait, hélas encore incomplet et peuplé de zones d’ombres, c’est parce que la longue histoire des altérations musicales dans la localisation des jeux est bien plus importante que ce qu’on peut imaginer, tout en étant représentative de plusieurs questions et évolutions fondamentales qui ont changé ce média et sa perception entre les années 80 et aujourd’hui.

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Compte rendu : Kingdom Hearts Orchestra -World Tour- à Paris

Kingdom Hearts World Tour

Alors que la série Kingdom Hearts fête cette année son quinzième anniversaire, Square Enix et La Fée sauvage se sont engagés dans une tournée mondiale pour en célébrer les musiques dans un grand concert symphonique. Un long rêve enfin devenu réalité pour la compositrice Yôko Shimomura. La tournée s’est arrêtée les 18 et 19 mars à la salle Pleyel, à Paris, où nous avons pu y assister.

Ce « Kingdom Hearts Orchestra World Tour » opte pour une formule très proche de ce qu’est Distant Worlds pour Final Fantasy… et ce, pas uniquement pour le prix élevé des places et des produits dérivés (ceux qui souhaitaient acheter le disque et le programme du concert devaient ainsi débourser 70 €). Car plus qu’un concert symphonique où les musiciens sont le centre de toutes les attentions, il s’agit d’un show de musique amplifiée à grand renfort de vidéos tirés des jeux, dans le but de faire vibrer la corde sensible des fans venus en nombre y assister ; pour beaucoup d’entre eux, il s’agissait sans doute du premier concert en présence d’un grand orchestre avec son chœur, et l’enthousiasme était palpable.

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Les bons plans de la musique de jeu au format numérique

Exemples d'albums liés à la musique de jeu trouvables sur iTunes

Posséder un CD dans sa version dématérialisée n’est peut-être pas aussi charmant qu’avoir une version physique : le contenu du livret, l’odeur du papier neuf, les illustrations, ou tout simplement la joie de déballer un nouvel objet pour l’ajouter fièrement à sa collection, tout ça fait défaut quand on achète sur une boutique en ligne. Mais quand il est possible de trouver un album a un prix dérisoire ou, encore mieux, un album épuisé et introuvable dans sa version CD, ça n’est plus tout à fait la même histoire.

Voici quelques bonnes affaires trouvées sur iTunes et divisées en trois parties : les affaires à moins de 5 € pour les petites faims, celles à moins de 10 €, plus consistantes, et celles qui restent intéressantes malgré un prix situé entre 10 et 25 €, généralement parce qu’il s’agit de bandes originales généreuses en quantité de musique (la « Sound Box » de Devil May Cry contient ainsi 127 morceaux pour une quinzaine d’euros). Notez que nous n’avons pas ajouté à la liste chaque épisode des différentes franchises et que vous risquez de faire des découvertes en explorant directement le catalogue des différents services en ligne.

L’article sera mis à jour régulièrement. Nous prendrons également en compte Bandcamp dans un avenir proche. N’hésitez pas à indiquer vos bons plans dans les commentaires !

 

Compte rendu : Akira Yamaoka French Tour (le Gibus, Paris)

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Ce vendredi 25 novembre 2016, toute l’équipe de Musica Ludi était réunie à Paris pour assister au premier concert du French Tour d’Akira Yamaoka. Il s’agissait là en effet d’une occasion assez unique de voir jouer le compositeur et guitariste, qui n’était pas repassé sur l’hexagone depuis sa première venue à la Japan Expo 2011. Comme beaucoup, nous étions enchantés de voir se produire sous nos yeux le père des sons si particuliers de la série Silent Hill en compagnie de sa chanteuse fétiche, Mary Elizabeth McGlynn. Impatients de découvrir ce concert particulièrement porté sur la série, nous nous sommes donc engouffrés dans le sous-sol exigu du Gibus dans le XIe arrondissement, salle fort célèbre, fut un temps, pour sa programmation punk et rock.

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