Décès de Daniel Licht (compositeur des séries Silent Hill et Dishonored)

Nous apprenons avec une grande tristesse le décès de Daniel Licht, compositeur à l’origine des musiques de Silent Hill Downpour et Book of Memories, mais aussi des deux épisodes de Dishonored. Également multi-instrumentiste et chef d’orchestre, Licht composa d’abord pour le cinéma dès le début des années 90, puis il s’illustra tout particulièrement en signant les musiques d’une douzaine de séries TV dont la célèbre série Dexter de la chaîne américaine Showtime. Il ne commença à composer pour le jeu vidéo qu’en 2012, lorsqu’il accepta la dure épreuve de succéder à Akira Yamaoka sur la série Silent Hill.

Comme il n’est jamais trop tard pour découvrir le processus créatif particulièrement intéressant de ce compositeur, nous vous laissons avec les vidéos des coulisses musicales de Dishonored 2, son dernier jeu, et de la série Dexter. Décédé le 2 août dernier des suites d’un cancer, Daniel Licht n’avait que 60 ans.

« Revolutions », la chanson thème de Stormblood par Nobuo Uematsu

Le compositeur Nobuo Uematsu signe une fois de plus la chanson thème de la nouvelle extension de Final Fantasy XIV. Après « Dragonsong » pour Heavensward, la chanson de l’extension Stormblood, qui sortira le 21 juin prochain, se nomme « Revolutions ». Désormais coutumiers du fait, Susan Calloway interprète les paroles écrites par Michael-Christopher Koji Fox (responsable de la traduction anglaise du jeu), aidé cette fois par Banri Oda (créateur de l’univers du jeu). S’il n’est pas crédité dans la vidéo ci-dessus, il y a fort à parier que Tsutomu Narita soit, à l’instar des deux précédentes, l’orchestrateur de cette chanson. Petite précision avant que vous ne lanciez la vidéo : celle-ci contient des révélations majeures du patch 3.56. La prudence est donc de mise si vous n’en êtes pas arrivé à ce stade de l’aventure.

Lors du FanFestival à Francfort en février dernier, Uematsu expliquait que si « Dragonsong » se plaçait du point de vue des Dieux, « Revolutions » adopte quant à elle le point de vue d’un humain et que les paroles, outre le fait de dévoiler quelques indices sur l’histoire de Stormblood, parlent à la fois des forces et des faiblesses des êtres humains. Il en résulte une chanson plus énergique que son aînée, qui était plus douce et sereine. Le reste des musiques de l’extension seront majoritairement composées par Masayoshi Soken, et il est très probable qu’une bande originale soit prochainement annoncée.

Imeruat et Shiness : deux nouveautés chez Wayô Records

Deux nouveautés viennent enrichir le catalogue en ligne du label Wayô Records. La première d’entre elles n’est autre que Far Saa Far, troisième album d’Imeruat. Avec ce disque, le duo porté par Mina et Masashi Hamauzu continue son exploration musicale en intégrant du chant en japonais et en aïnou mais également en français et en orok, une langue parlée par un très petit nombre de personnes dans l’île de Sakhaline (Russie) et les îles de Hokkaidō (Japon). La chanteuse Mina s’essaie même pour la première fois à la composition avec la piste « Pororororororo », dont vous trouverez le clip ci-dessous. L’album est disponible à l’achat en cliquant ici.

La deuxième nouveauté du label est cette fois une exclusivité, puisqu’il s’agit de la bande originale du jeu Shiness: The Lightning Kingdom, développé par le studio français Enigami. Les 74 pistes de ce double-album ont été composées par Hazem Hawash, également co-fondateur du studio. Notons également la présence de Hiroki Kikuta en tant que co-compositeur du morceau « Promised Heart – Summer » mais aussi de la chanteuse française Mioune sur « Maherian Dreams ». Plusieurs extraits de la bande originale sont disponibles ci-dessous et l’album peut être commandé sur le site de Wayô à cette adresse. Vous pouvez également opter pour le format numérique via iTunes, Amazon ou Google Play.

Critique : NieR: Automata Original Soundtrack

Attendue au tournant : c’est sans doute en ces termes que l’on pouvait le mieux résumer la bande originale de NieR: Automata, si ce n’est le jeu tout entier d’ailleurs. Keiichi Okabe et l’équipe de Monaca avaient eu bien du mal à capitaliser sur la réussite de NieR dans Drakengard 3, dont la musique était d’une bien grande fadeur. Qu’ils se rassurent : avec NieR: Automata, ils sont de retour dans une forme olympique. L’album de la bande originale, comptant trois disques, est sorti tout récemment.

Keiichi Okabe et Keigo Hoashi reprennent leur rôle de compositeurs principaux, et sont accompagnés cette fois-ci de Kuniyuki Takahashi. Le jeu nous transporte encore une fois dans un univers profondément mélancolique : celui d’un futur lointain où la Terre, désertée par les humains, est le vrai-faux champ de bataille des androïdes envoyés par ces derniers contre les robots servant d’armée à des envahisseurs extraterrestres. Pour accompagner les grands moments de cette guerre, la bande originale présente un certain nombre de thèmes d’action grandiloquents, le plus souvent d’inspiration orchestrale et enrichis de chœurs qui ne font qu’en décupler l’intensité, mais qui s’avèrent en fin de compte être les moins intéressants. Certes toujours très bien composés, et avec des reprises mémorables du premier épisode, ils n’ont pourtant pas la beauté et la poésie qui habitent les thèmes d’exploration et des cinématiques ; ceux qu’on entend le plus souvent, et qui restent le plus durablement en tête.

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